auschwitz

Nous approchons lentement de ce lieu de mort et désespoir. La terre elle même semble avoir absorbé le souvenir de cette calamité, de ces cris, si nombreux Tout semble resté, le bruit long et lent des trains amenant des milions de personnes à la mort, les cris des officiers allemands, les aboiements des chiens, de l'innocence des enfants, qui jamais ne s'épanouiront. Je sais que l'on est presque arrivé, je le sais, sans même qu'on ne me le dise. L'ambiance est d'un coup plus lourde, comme si les lieux eux même avaient perdu toute envie de rire, d'abriter de la vie. Comme si eux même criaient, saignaient d'une cicatrice jamais refermée, comme si l'écho des innombrables cris de douleur et de désespoir perdurait encore en ces lieux, que l'on entrait dans un immense film d'horreur. J'entend la voix de la guide, comme un martèlement, à travers elle, ce sont des milions d'ames emprisonnées en ces lieux qui me racontent leur histoire, leur peine, leur souffrance. Chaque couleur ici semble insolite, fade, pâle, comme décolorée par la douleur des esprits tourmentés et détruits, avec lesquels j'ai, aujourd'hui l'impression d'être en contact.
Birkenau, espace vide, désolé dans lequel nous marchons. Le froid détrempe nos manteaux, ceux là même que n'avaient pas les dizaines de milliers de personnes contraintes de travailler pour le compte de la folie humaine qui les détruirait. La pluie rentre dans les chaussures que n'avaient pas les esclaves ayant séjourné en ces lieux. Nous sommes extrêmement fatigués après ces six heures de marche. Six heures, la moitié à peine de la durée journalière de travail dans le froid, les coups de schlague et les humiliations; forçant ces fantômes de ce qui avait un jour été des êtres riant, pleurant, aimant...à reléguer au plus profond d'eux même leur dernière part d'humanité, si infime soit elle. Nous avançons à travers les baraquements, ou peut être devrais je dire les parquages, les écuries ou, dans le froid, avec pour seule compagnie les pox, les rats, la vermine, les maladies et les infections s'entassaient des centaines d'âmes, de savoirs, de sensibilités et d'humanité, obligées de s'entretuer pour un morceau de pain, beucoup moins bon le même que celui que l'on jette après son repas parce que l'on ne l'a pas mangé. Les restes, ce qui a survécu à la tentative des nazis pour tout faire disparaître, afin que personne ne puisse jamais témoigner.
Birkenau, un petit avant goût de ce qui nous attendait. Auschwitz, la partie émergée de l'enfer. A l'entrée se trouve un écrit, gravé dans ma mémoire « arbeit mach frei », le travail rend libre, libre de mourir pour des haines, parce que des gens, comme aujourd'hui, cachaient trouvaient beaucoup plus facile de tout mettre sur le dos des autres, petite lacheté par petite lacheté, on accepte ces discours, puis que son voisin soit parqué, puis qu'il porte une étoile, puis qu'il soit arrêté. Dans les locaux de ce camp, cette ancienne caserne, se cotoient des lettres écrites clandestinement par la résistance, l'étincelle que jamais leurs opresseurs n'ont pu éteindre. Des feuilets administratifs, les mêmes qu'a la comptabilité de n'importe quelle entreprise, réduisant ces être à un amas de chair comestible, de graisse à savon, de cheveux pour faire de la laine...ces cheveux, entassés par tonnes, des nattes témoignant de mariages prochaine, faits certainement dans l'au delà, à côté les vêtements, cousus avec ce matériau, des cheveux, des poils de femmes, rasés devant les hommes, comme des animaux, des hommes insensibles à leurs cris, à leurs pleurs, à leur humiliation, hommes pour qui elles n'étaient que des objets, de la vermine à éliminer.
Le centre d'expérimentation, ou tant d'hommes ont trouvé la mort, tel des souris blanches dans un laboratoire. Utilisés pour tester des médicaments, leur douleur, leur fatigue poussés à l'extrême. Eux, voyant que leur propre corps ne leur appartient plus, que la douleur qu'ils éprouvent, leurs cris de douleur, leur acharnement à demander pardon n'était que des courbes, des statistiques, les mêmes que ceux que je fais en cours. Nous continuons la visite, dans le sous sol du même bâtiment se trouve le quartier réservé aux punitions, comme s'il était possible d'envisager des situations de souffrance pires que celles-ci. Mais notre corps a un maximum très élevé dans la souffrance, j'ai vu des cachots d'un mètre carré dans lesquels on enfermait quatres hommes pendant la nuit, accusé d'avoir mal travaillé. Comment aurait il pu en être autrement ? Avec un bol de soupe froide et six heures de sommeil, dans leurs pijamas par -40 ? Nous terminons la visite par le chemin des chambres à gaz, fait avec les dalles de la synagogue de Cracovie, les dalles sacrés, sur lesquels les juifs étaient obligés de marchés, bafouant ainsi la religion et le dieu que, toute leur vie ils avaient respecté et aimé, voyant dans leur désespoir que celui-ci ne viendrait pas à leur secours, perdant tout espoir, toute foi en l'hommme, en la religion et en la vie elle même. La chambre à gaz, les murs portant des traces d'ongle, de désespoir, de douleur, ou l'on entend presque encore résonner les cris et ou l'on sent presque encore l'odeur du Ziklon B. Directement relié au crématorium, donnant ainsi foi à la légende « on rentre par la porte, on ressort par la cheminée ». Ou par le vers de Dante « Toi qui entre ici perd tout espoir ». Ces mots étaient, selon lui écrits à l'entrée de l'enfer, mais Auschwitz n'abrite pas des criminels, il abrite des gens dont le seul crime était de vouloir vivre en étant différents. D'avoir ainsi servi de bouc émissaire à un dictateur pour rallier un peuple et arriver au pouvoir.
En sortant d'Auschwitz, il me semble entendre leur voix me dire « nous t'avons raconté notre histoire, maintenant raconte la à d'autres. » Cette histoire, ils la portaient tous, en portaient tous les stigmates, tous les rescapés de l'enfer des camps de la mort. Cette histoire, chacun d'entre eux en avait une part à raconter, à dire, à écrire. Mais la France comme beaucoup d'autres nations européennnes ne voulait pas entendre la vérité, ne voulait pas sortir de son mythe de 40 milions de résistant, telement plus politiquement correct. Les rescapés de ces camps ont donc du oublier, presque se dire que cela n'était jamais arrivé, que cela n'avait aucune importance. Les têtes bien pensantes en effet trouvent plus facile de dissimuler leur lacheté, leur bêtise et leur honte que de les affronter, afin surtout que la France réintègre au plus vite le rang de puissance européenne et soit classée parmi les «vainqueurs ». Quels vainqueurs ? Comment peut on se considérer vainqueur de quelque chose d'aussi atroce ? Comment l'homme peut il avoir un tel potentiel à hair ? Comment à t'on pu en arriver là ?
Petite lâcheté par petite lacheté, des discours que l'on entend tous les jours «  les problèmes de la France, aux trois quarts c'est de la faute des étrangers », «  il faut les mettre tous dehors » « ça en fait un de moins », après on accepte qu'on leur supprime les allocations que l'on nous donne, puis que l'on les isole, puis que l'on les force à porter une étoile, puis à travailler dans une entreprise, puis arrêté, puis éxécuté, la haine, la bêtise et la lacheté ont fait leur oeuvre. C'est cette leçon que m'ont appris tous les hommes, les femmes et les enfants ayant payé de leur vie cette leçon. Eux qui maintenant me disent..raconte, racontez, ne laissez pas cette infamie recommencer, ne laissez pas s'endormir les gens biens, car c'est leur silence qui a permis ça, ils sont responsables de n'avoir rien dit, n'endormez pas votre vigilance, c'est la porte ouverte à tout cela.
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# Posté le dimanche 08 juin 2008 18:46

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L'illusion, ou comment nourir un rêve.
Toi mon ange, pourquoi rendre mes rêves si beaux ?
Pourquoi faire briller si fort les étoiles
Pose ta main ici, sur mon coeur.
Ferme les yeux, et sens le battre.
Entends comme je t'aime.
Entend comme je n'aime que toi
comme mes mains cherchent les tiennes et comme mon corps est perdu loin du tiens.
Sens ma main trembler, a la recherche de ton cou,
sens mon regard se figer sur tes moindres mots
Regarde mes yeux briller a la chaleur de ton ame.
Pose tes peines sur mon coeur et enfin, dis moi.
Comment faire pour comprendre, toutes ces choses que tu tais
Comment t'aimer sans te faire t'éloigner.
Apprends moi tout, apprends moi a t'aimer.
A comprendre les mots que tu ne dis pas,
Ceux que tu n'avoues qu'a demi-silence.
Comprends mon souffle qui se perds sans le tien.
Comprends mon coeur qui sans toi n'est rien.

Marine

Son blog : http://by-dadoolapin.skyrock.com/
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# Posté le jeudi 27 décembre 2007 19:54

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IL descendait les marches de l'arène
Il se battrait sous le soleil reluisant d'or
Lui qui n'occupait que le rang de capitaine
Allait combattre un prince jusqu'à la mort

Mais il ne savait pas ce pauvre infortuné
De la lame princière une infime blessure
Serait pour lui une fatale brûlure
Suivie d'un silence et d'un froid empoisonné

La foule, immense animal aux multiples têtes
Aux cris annonçant la peur mais surtout la joie
Observaient l'autre lui tourner autour tel une bête
Chercher la faille tel un fauve guette sa proie

Captivant son regard entourée de valets
Etait celle qui lui semblait offerte du ciel
Du fond de la piste il voyait ses yeux briller
Elle, placée devant la tribune officielle

Il se souvenait de ce jardin enchanté
De cette rencontre divine presque magique
Son aura surnaturelle de pureté
De leur impensable idylle et sa fin tragique
P.F.

# Posté le vendredi 23 novembre 2007 16:57

...

Des fois je me promène,
Le regard perdu dans le vide...
De temps à autre je me sens observé,
Mais lorsque je me retourne
Rien, pas même une ombre...
Sans toi ma vie n'est plus la même ;
Sans toi je ne suis plus tout à fait moi...
Ta présence à mes cotés m'a ouvert le c½ur,
Aujourd'hui tu n'es plus la ;
Et je t'avouerais que cela me fait peur...
Surtout ne reviens pas,
Si tu ne te sens pas capable d'être entièrement à moi !

Audrey

Son blog : deydey2a.skyblog.com

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# Posté le vendredi 23 novembre 2007 16:53

Ressentiments noirs sur blanc



Depuis peu nous étions dans la bonne période
Amitié tendre nourri d'un ancien amour
Nous avancions suivant le même mode
Mais ton chemin a pris un singulier détour

Tu n'as cessé de me reprocher
De vivre dans le passé
Mais pourrais tu seulement m'expliquer
Comment tu oses me critiquer ? !
Alors que c'est toi, qui, à mainte reprises m'a demandé
S'il on ne pouvait pas recommencer ?
Ces reproches injustifiés, seraient ils là pour masquer
Ton sentiment de culpabilité ?
Tu sembles ne pas en ressentir mais m'affirme même
Que c'est moi qui aime faire souffrir les gens
Comment peux-tu à ce point faire semblant ?
Je ne citerais ni ta qualité ni tes défauts
Mais laisse moi te rappeler que tu as été faux

Je ne te reconnais plus
Toi si modeste et touchant doué d'une belle âme d'enfant
Changée du tout au tout en si peu de temps
Je ne reconnais plus cet imposteur déclarant avoir 19 ans
Alors je te souhaite de réfléchir à qui tu mens
C'est pour cela que je te fais part de mon ressentiment
Contrairement à ta pensé je suis loin de Toi, toujours rêver
A notre histoire d'autres on succédées, mon bébé
Et je les ai vécu pleinement sans avoir pour toi de sentiments
Je te considérais comme un ami mais j'ai finis
Par rejoindre l'avis d'une personne que nous connaissons
Deux ex peuvent-ils se fréquenter sans vibrer à l'unisson ?
D'après notre histoire, il faut croire que non
Autrefois tes réactions me faisaient souffrir
Le 19 mars je te demandais en poème l'armistice
Mais aujourd'hui elles me font presque rire
Maintenant avec fougue je ne mets plus mon c½ur à sang
Il est hors de question que je rentre dans les rangs
Je pense et j'espère de tout le c½ur
Dont tu me crois dépourvu
Que bientôt ton attitude mue
Et qu'enfin chacun reconnaissant ses torts
On puissent avancer sans remords
Mais sache tout de même qu'à mes yeux
Notre histoire reste un magnifique « rêve bleu »

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# Posté le vendredi 23 novembre 2007 16:48